28 sept. 2011

Musique burkinabè : Des états généraux pour promouvoir le secteur



Du 22 au 24 septembre 2011 se sont tenus les états généraux de la musique burkinabè au Centre national Cardinal Paul Zoungrana. Ces  états généraux ont offert un cadre d'échanges, de réflexion et de concertation à l'ensemble des artistes-musiciens et les acteurs essentiels du secteur.


La musique burkinabè, aussi bien moderne que traditionnelle, est minée par divers problèmes et les différents acteurs oeuvrant dans le domaine affrontent de nombreuses difficultés qui freinent leurs ambitions. L’insuffisance du financement, la faible capacité des acteurs et surtout l’épineuse question de la piraterie des oeuvres musicales, sont autant d’obstacles qui entravent l’épanouissement des artistes-musiciens et l’émergence d’une industrie génératrice de croissance économique au Burkina Faso. C’est conscient de ces difficultés que le cabinet Zoodo international, a pris l’initiative d’organiser les états généraux de la musique burkinabè.
Les artistes-musiciens et les acteurs essentiels de la filière  ont posé un regard critique et analytique sur la musique traditionnelle et moderne en vue de formuler des propositions et des recommandations à même de permettre de contribuer à l’épanouissement des artistes-musiciens burkinabè, à la sauvegarde de la culture burkinabè et au développement socioéconomique du Burkina Faso. 
Au terme de cette réflexion et de ces concertations, les organisateurs de la rencontre ont disposé d’un diagnostic complet sur la situation de la musique et des propositions de solutions opérationnelles sur ce qui relève de la responsabilité des artistes-musiciens eux-mêmes, des opérateurs privés, d’une part, des pouvoirs publics et de la société dans son ensemble, d’autre part.
Le ministre de la Culture et du Tourisme, Baba Hama, a affirmé que les recommandations qui sont sorties des travaux vont être examinées avec le plus grand intérêt en vue de faire du secteur de la musique un puissant levier de valorisation du riche patrimoine culturel burkinabè, avant de souhaiter plein succès aux participants.

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